Jeudi 8 janvier 2009
4
08
/01
/Jan
/2009
12:27
Les banderoles de la honte
« Pédophiles, chômeurs, consanguins. Bienvenue chez les Ch’tis. »
Une inventivité folle, un style exceptionnel, une analyse pertinente. Bravo aux auteurs de la banderole déployée pendant la finale de la coupe de la Ligue. Preuve supplémentaire, s’il en fallait, que le supporter de football demeure une personne haineuse, dénuée de tout intellect, et raciste pour couronner le tout. Et chacun de transmettre son commentaire avisé sur les imbéciles qui peuplent les stades. Merci donc aux soi-disant supporters du PSG de donner aux bien-pensants les armes nécessaires à cette généralisation : « tous des moules ! » Fini le spectacle de bruits et de couleurs qui enchante les chaînes de télé lorsque les tifos ou autres chants rituels se déploient dans les enceintes sportives. Fini l’enchantement enfantin qui se devine dans les mirettes admiratives des (télé)spectateurs.
Aujourd’hui, la France découvre un problème qui hante les stades depuis de nombreuses années. Récemment, les « affaire Ouaddou » à Metz, « affaire Kébé » à Bastia. Et les exemples ne manquent pas dans les années précédentes. Mais il a fallu qu’un film batte tous les records, que son titre soit aussi odieusement détourné, pour qu’enfin la lumière éblouisse les foules. Pourtant, même si cette banderole est insupportable, qu’en est-il des cris de singes qui se font entendre lorsqu’un joueur noir touche le ballon ? Pratique commune en Espagne ou en Italie mais présentée comme marginale dans l’hexagone.
Alors oui, il y a des racistes en France. Oui, on en retrouve dans les stades. Mais devant les enjeux financiers astronomiques qui touchent le monde du ballon rond, quels sont les moyens réels pour combattre ces pratiques ? Réponse toute trouvée pour Frédéric Thiriez, le président de la Ligue de Football Professionnelle : un discours de façade irréprochable, mais des actions concrètes inexistantes. A quand l’annulation des matches ? La victoire sur tapis vert de l’équipe adverse ? Le courage est une qualité rare, qui n’a pas trouvé l’espace nécessaire pour se déployer dans les institutions footballistiques.
Et aujourd’hui, cette banderole. Scandaleuse. Insoutenable. Mais surprenante ? Non.
« Pédophiles, chômeurs, consanguins. Bienvenue chez les Ch’tis. »
Une inventivité folle, un style exceptionnel, une analyse pertinente. Bravo aux auteurs de la banderole déployée pendant la finale de la coupe de la Ligue. Preuve supplémentaire, s’il en fallait, que le supporter de football demeure une personne haineuse, dénuée de tout intellect, et raciste pour couronner le tout. Et chacun de transmettre son commentaire avisé sur les imbéciles qui peuplent les stades. Merci donc aux soi-disant supporters du PSG de donner aux bien-pensants les armes nécessaires à cette généralisation : « tous des moules ! » Fini le spectacle de bruits et de couleurs qui enchante les chaînes de télé lorsque les tifos ou autres chants rituels se déploient dans les enceintes sportives. Fini l’enchantement enfantin qui se devine dans les mirettes admiratives des (télé)spectateurs.
Aujourd’hui, la France découvre un problème qui hante les stades depuis de nombreuses années. Récemment, les « affaire Ouaddou » à Metz, « affaire Kébé » à Bastia. Et les exemples ne manquent pas dans les années précédentes. Mais il a fallu qu’un film batte tous les records, que son titre soit aussi odieusement détourné, pour qu’enfin la lumière éblouisse les foules. Pourtant, même si cette banderole est insupportable, qu’en est-il des cris de singes qui se font entendre lorsqu’un joueur noir touche le ballon ? Pratique commune en Espagne ou en Italie mais présentée comme marginale dans l’hexagone.
Alors oui, il y a des racistes en France. Oui, on en retrouve dans les stades. Mais devant les enjeux financiers astronomiques qui touchent le monde du ballon rond, quels sont les moyens réels pour combattre ces pratiques ? Réponse toute trouvée pour Frédéric Thiriez, le président de la Ligue de Football Professionnelle : un discours de façade irréprochable, mais des actions concrètes inexistantes. A quand l’annulation des matches ? La victoire sur tapis vert de l’équipe adverse ? Le courage est une qualité rare, qui n’a pas trouvé l’espace nécessaire pour se déployer dans les institutions footballistiques.
Et aujourd’hui, cette banderole. Scandaleuse. Insoutenable. Mais surprenante ? Non.
Par Romain Alcaraz